Une nouvelle histoire qui, je l'espère, vous plaira tout autant que celle-ci. =]
(pour être prevenu demandez =D )
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«Je ne t'aime pas» Tel avait été ses mots. Menteur, il ne l'aimait plus mais il l'avait fait. Elle y tenait à ce détail, comme à ses prunelles de charbon qui s'effritées, asséchées d'avoir trop pleurées.
«Pleur, pleur gamine et puis oublie, un homme ça s'en va, ça ne reste jamais» lui avait dit Diego. C' était lui qui avait raison, il était plus vieux, il était plus fort, sa peau luisait sous le soleil et ses mains étaient fermes. Il était beau Diego, comme les héros imaginaires qu'elle s'inventait le soir avant de dormir. Et puis il était là lui, il ne l'avait pas abandonné, il ne déguerpissait pas au moindre obstacle.
Et pourtant elle y pensait, toujours, tout le temps, à l'autre, à cet homme vaillant, à sa peau dorée et à sa voix brisée. «Papa...» Chuchotait-elle «Qu'est ce que tu piailles? Il est parti pleure en silence, tu n'es pas la seule orpheline ici» Répétait Lara de sa voix stridente. Effrayante comme une bourrasque, sa tignasse noire encadrait son visage mat avec dureté et quand elle parlait, le tonnerre raisonnait. Elle faisait peur Lara, c' était elle la patronne ici, dans ce «barrio de las latas» (bidonville) de Buenos Aires.
Elle ne l'aimait pas cette femme et du haut de ses cinq ans, elle était méfiante.
«Eh Mia qu'est ce qu'on va faire de toi? Ta mère est morte et ton père est parti tu as la peste dis? On va te jeter aux loups, gavroche.» et elle riait, comme une sorcière, cruelle et menaçante.
Le quartier était petit et les nouvelles se répandaient vite mais une orpheline de plus, c' était juste un fardeau supplémentaire pas un traumatisme.
Et le temps passerait, soit elle survivrait, soit elle crèverait dans ces baraques de taules froissées et personne ne la pleurerait.
1 ans plus tard
C' était une force de la nature la petite. Jamais elle ne s'était lamentée et elle mâchait ses racines en silence. Le temps passait et elle le laissait couler, fluide et futile, un jour de plus ou un jour de moins, la vie ne lui avait rien promis de toute façon. Et puis il était là lui, son cheval de Troie. Il l'aimait et tant qu'il était là personne ne la toucherait jamais.
Elle qui avait les pieds dans la poussière, elle ne les avait pas eu sur terre, lui aussi il décampait...
«Diego, tu n'as pas le droit de partir!» Gémit-elle.
«Tu as oublié Mia...je t'avais prévenu: Un homme ça s'en va...»
«ça ne reste jamais...»


